MAGNIN-A

CALIXTE DAKPOGAN



Né en 1958 à Pahaou, République du Bénin
Vit et travaille à Porto-Novo, République du Bénin

Calixte Dakpogan est né à Pahaou, au Bénin. Il est originaire du quartier de Goukoumé à Porto-Novo, le « Quartier d’Ogun », le dieu du fer, adoré par la famille Dakpogan. Son ancêtre, Sagbo Ayato, occupait la position enviée de forgeron à la cour du roi Toffa à Porto-Novo. Les premières créations de Calixte Dakpogan sont inspirées des statues Fon du début du 19ème siècle qui ont été saluées par les grands artistes européens du 20ème siècle comme des figures emblématiques de la modernité. A partir de 1990, il produit principalement des œuvres composées d’éléments métalliques récupérés, soudés, assemblés pour donner forme à des figures anthropomorphiques. Dans les années 2000, il mêle aux matériaux récupérés, des objets usuels colorés et bijoux de pacotille achetés bon marché et importés d’Asie. Par de simples et justes assemblages, les éléments utilisés prennent la forme de têtes et  de corps. Grâce au pertinent mixage des cultures africaines et occidentales, ses créations pleines de talent, d’humour, et d’histoires, témoignent d’une créativité contemporaine et d’une inventivité stupéfiante. «Toutes mes sculptures parlent autant de mon pays le Bénin, ma culture, mon environnement, mes croyances que de ma vision du monde».

Born in 1958, Pahou, Benin
Lives and works in Porto Novo, Benin

Calixte Dakpogan’s Vodun heritage is intrinsic to his work.  Born to a family of blacksmiths, he grew up in the  Goukoumé district of Porto Novo, Benin, a district dedicated to Ogun, the god of iron.  Ogun is the principal divinity worshiped by the Dakpogan family. The tradition of metalworking has been carried from father to son since their ancestor Sabgo Ayato worked as a blacksmith in the royal court of King Toffa.
The abundance of car wreckages in Porto Novo has provided Calixte Dakpogan with an inexhaustible source of materials. He began to use scavenged car parts to create standing figures, following directly in the tradition of Fon statues made from scrap iron in the early nineteenth century.  In 1992, he was commissioned to create a series 100 of these works for Ouidah 92: The First International Festival of Vodun Arts and Cultures. Their contribution remains on permanent display. Today, after an interval of one and a half centuries, the relationship between Fon sculptures and the work of Dakpogan transcends purely visual or technical aspects, being intimately related with the creative process.
Since 1990, Calixte has worked independently, using salvaged metallic and plastic elements to create anthropomorphic figures and masks.  A gas tank becomes a body or headlights become teeth. Two formless segments become a recognizable personage. His creations, full of talent, humour, and stories, are imbued with a contemporary imagination and an astounding inventiveness