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Djilatendo

Né vers 1895 à Luluabourg (auj. Kananga), province du Kasaï-Occidental
Décédé au début des années 1950

Djilatendo, de son vrai nom Tschyela Ntendu, est découvert à la fin des années 1920 dans la province de Kasaï - Occidental par l'administrateur belge Georges Thiry. Il exerce le métier de tailleur de vêtements mais ce sont les peintures qu'il réalise sur les murs de sa case qui intéressent Georges Thiry. Ce dernier vient de faire la connaissance d'Albert Lubaki, auteur de peintures similaires à qui il a fourni du papier, de l'encre et des aquarelles afin de conserver ses créations sur un support pérenne, et décide de renouveler l'expérience avec Djilatendo.

Né vers 1895 à Luluabourg (auj. Kananga), province du Kasaï-Occidental
Décédé au début des années 1950

Djilatendo, de son vrai nom Tschyela Ntendu, est découvert à la fin des années 1920 dans la province de Kasaï - Occidental par l'administrateur belge Georges Thiry. Il exerce le métier de tailleur de vêtements mais ce sont les peintures qu'il réalise sur les murs de sa case qui intéressent Georges Thiry. Ce dernier vient de faire la connaissance d'Albert Lubaki, auteur de peintures similaires à qui il a fourni du papier, de l'encre et des aquarelles afin de conserver ses créations sur un support pérenne, et décide de renouveler l'expérience avec Djilatendo.
Djilatendo s'inspire des contes locaux et de scènes de la vie quotidienne ou de chasse pour les sujets de ses oeuvres. Dessinées dans un style linéaire, les silhouettes d'hommes ou d'animaux qu'il représente sont uniformément remplies d'une seule couleur, le plus souvent de noir et de violet. Sans doute influencé par l'art Kuba, notamment par les velours du Kasaï tissés avec du raphia et colorés avec des pigments végétaux, Djilatendo a une prédilection pour les compositions géométriques. Ses oeuvres sont souvent constituées de damiers, de triangles ou de losanges réalisés avec un grand sens de l'harmonie du trait et de la couleur.
Impressionné par la modernité des oeuvres de Djilatendo, Georges Thiry contribue largement à leur préservation et à leur diffusion en Europe, grâce à l'entremise de son supérieur Gaston-Denys Périer, amateur lui aussi d'art congolais, qui vit à Bruxelles. Ainsi elles sont présentées pour la première fois en 1931 lors de l'Exposition coloniale de Vincennes et de la Prima mostra internazionale d'arte coloniale à Rome. La même année, la Galerie du Centaure à Bruxelles expose son travail aux côtés de celui des surréalistes belges René Magritte et Paul Delvaux. Djilatendo disparaît ensuite totalement de la scène artistique, ses mécènes ne lui fournissant plus de matériel. En 2012 la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente ses oeuvres dans l'exposition : Histoires de voir, Show and Tell.

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